Flora : ma chère Keda, je suis sûre que sur ton île grecque tu détournes la cuisine locale comme personne. J'attends avec impatience la Keda Moussaka ou les encornets à la Keda. Merci d’avance – je suis moi aussi l'heureuse propriétaire d'un Barbapapa rose qui me sert de frigo et pendant que je t'écris, j'ai ta tarte aux figues au four.
La Keda moussaka, c’est un peu celle de ma mère en fait (qui n'est pas grecque du tout, je précise). Elle coupe les aubergines en tranches, les badigeonne d’huile d’olive, au pinceau, les range sur une plaque (sans qu’elles se chevauchent, il faut faire plusieurs plaques si nécessaire) et les passe sous le grill du four. Elle fait sauter à la poêle des côtelettes d’agneau puis les découpe en tout petits morceaux. Elle fait une béchamel. Puis elle alterne dans un plat à four couche d’aubergines, couche de tomates fraîches en tranches, couches d’agneau haché. Elle finit avec la béchamel qu’elle parsème de chapelure (du pain sec mixé) mélangée à du persil plat haché. Ça donne quelque chose de plus light, plus intéressant comme texture que la moussaka classique qui ressemblerait plus à un gros gâteau gras et salé (très bon aussi en fait). Ma touche à moi (pas grecque du tout non plus): j'aime bien utiliser de la viande hachée par le boucher quand même, ça donne un ensemble plus "lié" - de l'agneau bien sûr ou bien du boeuf ou encore un mélange porc et boeuf. Le fin du fin, rôtir les tomates épluchées, coupées en deux et arrosées d'huile d'olive pendant 1h au four (190°) avant de monter cette moussaka très peu orthodoxe.
Photo bientôt. Les encornets arrivent.




